La Cour constitutionnelle fédérale allemande a décidé le 26 février 2020 que la décision individuelle de mettre fin à sa vie en fonction de sa compréhension de la qualité de vie et du sens de son existence doit être respectée par l'État et la société. Déjà le 3 novembre 2006, la Cour fédérale avait pris une décision similaire. Ancrez ce respect dans la société suisse et allemande est l'objectif principal de l'association. L'association soutient également ses membres et non-membres en Suisse et en Allemagne dans l'élaboration d'une fin de vie autodéterminée. La dignité et l'autodétermination à la fin de la vie ne doivent pas dépendre de l'argent. L'association établit pour chaque membre, sur sa demande, une déclaration anticipée de volonté, une procuration et une déclaration de tutelle personnalisées. Elle conseille le membre dans la rédaction et soutient les mandataires dans la mise en œuvre de cette déclaration. L'association n'assume cependant aucune représentation juridique. Un membre qui souhaite quitter la vie de manière autodéterminée à domicile peut demander à l'association l'assistance au suicide. L'association fournit une assistance au suicide conformément aux principes éthiques, qui fixent les conditions et la procédure. Les principes éthiques sont adoptés par le conseil d'administration avec une majorité des deux tiers des votants. L'assistance au suicide conformément à l'article 5, alinéa 2, suppose que la responsabilité de la personne qui souhaite se suicider soit établie. À cet égard, l'arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale allemande du 26 février 2020 - 2 BvR 2347/15, paragraphes 240 et suivants, est déterminant. D'autre part, la Cour fédérale allemande a décidé dans son arrêt du 3 juillet 2019 - 5 StR 132/18, paragraphe 21, que la personne qui souhaite se suicider doit avoir la capacité de discernement et de jugement naturels pour prendre cette décision, et que la liberté de choix et la fermeté intérieure de la décision doivent être garanties. Il ne doit pas y avoir de déficits dus à la maladie ou à l'intoxication, ni de contrainte, de menace ou de tromperie. La décision de se suicider ne doit pas résulter d'un simple état dépressif. L'association rejette le tourisme de la mort comme une charge pour les cantons concernés. L'association entretient des contacts avec des organisations ayant des objectifs similaires en Suisse et à l'étranger. L'association n'a pas d'objectifs commerciaux, ne cherche pas à réaliser des bénéfices et est neutre sur le plan confessionnel. L'association est neutre par rapport aux partis qui s'engagent pour l'ordre démocratique libéral.