Cloud, propre serveur ou hybride ? La bonne infrastructure IT pour les PME et les ONG

6 min de lecture
PS
Philipp Siegenthaler
Directeur général, oneICT AG · Wallisellen
Dernière vérification : 23 octobre 2026

L’essentiel d’abord

Pour les PME et les ONG, il n’existe pas une seule infrastructure IT correcte. Le cloud réduit les investissements et la maintenance, un serveur propre offre plus de contrôle mais nécessite un entretien continu. En pratique, une solution hybride est souvent la plus adaptée, car elle transfère les applications standard vers le cloud et laisse localement les systèmes sensibles ou spécifiques.

D’après notre expérience chez oneICT, on constate sans cesse que ce n’est pas la technologie qui décide d’emblée, mais le quotidien de l’organisation. Si l’on veut que les mails, Office et la collaboration soient facilement disponibles, on se tourne souvent vers le cloud. Si l’on a des logiciels spécifiques, des données sensibles ou des exigences claires sur l’emplacement des données, une solution mixte ou une exploitation locale est plus adaptée.

À quoi ressemble le Cloud pour les PME en pratique ?

L’informatique en nuage se développe rapidement sur le marché ICT suisse, et pourtant peu d’entreprises opèrent entièrement dans le cloud. Selon PwC, seulement 7 % des entreprises suisses ont pleinement adopté le cloud, 32 % étant en cours d’introduction. Dans le quotidien, le mix ressemble souvent à ceci : Microsoft 365 pour la communication et la collaboration, puis la comptabilité, les logiciels sectoriels ou le stockage de fichiers sur un serveur local.

über 13 %Prognostiziertes Wachstum im Cloud-Segment 2025
74 %Anteil der ICT-Dienstleistungen am gesamten ICT-Markt
7 %Unternehmen mit vollständig eingeführter Cloud
32 %Unternehmen mitten in der Cloud-Einführung

Quellenangaben im Artikeltext

CritèreCloudServeur propreHybride
CoûtsHonoraires mensuels par utilisateur, pas d’investissements importantsInvestissement initial élevé, puis maintenance et remplacement tous les quelques annéesMélange des deux
Maintenance et mises à jourPrincipalement pris en charge par le fournisseurÀ la charge de l’organisation ou de son partenaire ITPartagé
Accès en déplacementFacile, depuis n’importe quel appareilUniquement via un accès distant sécuriséSelon l’application
DépendanceÀ Internet et au fournisseur, y compris les variations de prixSur le matériel et le savoir-faire interneLes deux, mais répartis
Lieu des donnéesSelon le fournisseur, centres de données suisses possiblesContrôle totalLes données sensibles peuvent rester localement
Typiquement adapté àCourriel, Office, collaboration, logiciels standardLogiciel spécialisé, grandes quantités de données, systèmes sans version cloudLa plupart des PME et ONG en transition
Cloud, serveur propre ou solution hybride en un coup d’œil

À quoi les organisations doivent-elles faire attention en matière de protection des données ?

Toute personne traitant des données personnelles reste responsable, même dans le cloud. Cela s’applique aux données clients d’une PME ainsi qu’aux données des membres d’une association ou d’une communauté ecclésiastique. Avant le passage, il faut clarifier où les données sont stockées, qui peut y accéder et s’il existe un contrat de traitement des commandes.

Les coûts sont souvent sous-estimés

Dans le cloud, des modules supplémentaires, des prix de licence en hausse et un prochain changement de fournisseur ne figurent pas dans de nombreuses estimations initiales. Pour le serveur propre, l’électricité, les remplacements et surtout le temps consacré aux mises à jour et à la sécurité sont souvent sous-estimés. C’est là que les petites organisations rencontrent des surprises plus tard.

Quelles questions aideront à décider de la bonne infrastructure IT ?

  1. Quelles applications utilisons-nous et existe-t-il une version cloud pour celles-ci ?
  2. Quelles données traitons-nous et à quel point sont-elles sensibles ?
  3. Quel est notre niveau de savoir-faire IT en interne et qui gère les mises à jour et les sauvegardes ?
  4. Quel coût peut représenter une panne et combien de temps pouvons-nous travailler sans Internet ou serveur ?
  5. Comment l’organisation évolue-t-elle, par exemple avec de nouveaux sites, plus d’employés ou le travail mobile ?

De ces questions résulte généralement une image réaliste assez rapidement. Pour les courriels, Office et la collaboration, le cloud est aujourd’hui souvent la solution la plus simple. Pour des applications spécifiques ou des données très sensibles, un serveur local ou un centre de données suisse peut rester judicieux.

Pourquoi un changement par paliers est-il intéressant ?

Un changement ne doit pas nécessairement se faire en une seule étape. L’approche éprouvée consiste à démarrer avec une zone clairement délimitée, comme le courrier électronique ou le stockage de fichiers, pour acquérir de l’expérience, puis migrer progressivement d’autres applications. Il est important d’avoir un inventaire propre des appareils, programmes, licences et droits d’accès.

Les petites organisations font souvent appel à un prestataire IT pour cela. oneICT AG de Wallisellen accompagne typiquement les PME et les ONG depuis le conseil et la gestion de projet jusqu’à la mise en place de l’infrastructure et le support continu. L’avantage réside moins dans la technologie que dans l’aperçu, car la solution doit correspondre à l’organisation et non l’inverse.

Questions fréquentes

Quand une solution hybride est-elle plus adaptée qu’un fonctionnement purement cloud ?
Une solution hybride est adaptée lorsque les applications standard comme le courrier et la collaboration peuvent passer au cloud, tandis que les données sensibles ou les logiciels spécialisés doivent rester localement. L’article décrit exactement ce modèle mixte comme une solution typique pour de nombreuses PME et ONG. Il est particulièrement judicieux lorsque tout ne doit pas être migré en même temps.
Dois-je clarifier moi-même la protection des données dans le cloud ?
Oui, la responsabilité demeure avec l’organisation, même si les données se trouvent chez un fournisseur. Avant le passage, il faut être clair sur l’endroit où les données sont stockées, qui peut y accéder et s’il existe un contrat de traitement des commandes. Cela s’applique autant aux entreprises, aux associations et aux communautés religieuses.
Pourquoi un serveur propre coûte-t-il souvent plus cher qu’il n’y paraît au premier abord ?
Parce que tout ne se résume pas à l’acquisition, mais aussi à l’électricité, au remplacement après quelques années, aux sauvegardes et à l’effort continu pour les mises à jour et la sécurité. Cet effort est souvent sous-estimé dans les petites organisations. Il vaut donc mieux adopter une vision globale plutôt que de se focaliser sur l’investissement initial.
Peut-on passer progressivement du serveur au cloud ?
Oui, et c’est exactement ce que recommande l’article. Un point de départ judicieux est une zone clairement délimitée comme le courrier électronique ou le stockage de fichiers, afin d’acquérir de l’expérience. Ensuite, d’autres applications peuvent être migrées de manière ciblée.

En fin de compte, pour les PME, l’important n’est pas de savoir si les systèmes se trouvent dans le sous-sol ou dans un centre de données. L’essentiel est que l’informatique fonctionne de manière fiable, reste sécurisée et puisse être exploitée avec un effort raisonnable. Ceux qui recherchent la bonne infrastructure IT ne doivent donc pas commencer par la technologie mais par leurs besoins propres.

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